Yo Babounda ... - -

Yo Babounda ... - -
" Je pense avant tout que j'ai été conçue pour subir les évènements qui surviennent dans ma vie. Ma destinée est de me venger contre les personnes qui me pourrissent l'existence. Je ne fahirais en aucun cas à ma tache..."

Mary_________



" Ma vie se résume à des chansons stupides que j'écris lorsque je m'ennuie à mourir. Je me suis enfin rendu compte que l'argent ne fait pas le bonheur, malheureusement je n'ai que ça. Mon physique plait à des tas de filles, et pourtant si elles prenaient le temps de me connaître, elles verraient sans grande difficulté que je suis loin d'être parfait. Comment peut-on idéaliser une personne au point de tomber amoureuse de son image ? La solitude me rend triste... "

Bill_________







La pub encourage les gens à détester votre blog,
Alors épargnez-moi vos
"Du n3w $urr m0n Bl0gG, p4$$3 f4!irr 1 t0urr !
6 c0mm'zZ ch3zZ m0!i, 12 ch3zZ t0!i !!"







J'ai le plaisir de vous annoncer que
je ne me la pèterai pas trop sur cette
fiction... Merci à vous,_bonne_lecture.




" AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH "

Voilà. Tokio Hotel peut se résumer à cet unique son de voix. Oui car on définira ce groupe dans quelques années comme un véritable bouleversement pour la jeunesse féminine européenne, et peut-être même mondiale si leur musique se répand jusqu'en Amérique, Asie et Afrique. Oh zut, j'ai dit musique ? Pardonnez cette inexcusable faute. Je voulais dire physique, oui voilà, physique. Vous êtes assez intelligents pour vous être rendu compte que le style assez particulier de la belle paire de jumeaux qui a fondé le groupe a accéléré l'augmentation du taux de chiennes en chaleur dans les salles de concert. Pourquoi ? On ne l'explique plus. Tokio Hotel a une influence assez particulière sur les jeunes filles de 10 à 17 ans. Celle de les rendre folles ? Hystériques ? Complètement tarées ? Non, pire, je pense que l'adjectif le mieux attribué sera accros. Elles n'ont qu'une obsession : eux. Oui en fait c'est eux qui les rendent dans cet état catastrophique. Elles croient que cette adoration obsessionnelle n'aura pas de conséquences sur leur personnalité. Regrettable erreur, mes chères. La mode émo tiens... Parlons-en. Vous avez sûrement eu l'occasion d'atterrir sur quelques blogs "100%-TH-4ever-and-ever" où là-dessus vous avez aperçu une jolie présentation d'une... tiens une émo. Et bien oui, difficile de croire que cette émo était, il y a un mois une grosse pouf à doudoune moumoutée. Je dis ça par pure expérience, j'ai eu souvent l'occasion d'en croiser. C'est tellement... pitoyable. Biensûr, je ne fais pas de ce cas une généralité. Il y a des émos qui n'ont jamais été fans de Tokio Hotel. Seulement, eux-même vous dirons qu'ils détestent ce groupe parce que leur style se banalise par la faute des fans. Evidemment qu'il y a d'autres modifications chez ces jeunes filles. La preuve : on reconnait les fans de Tokio Hotel dès la première rencontre. Même si leur look nous laisse déjà un certain nombre d'indices, c'est leur personnalité qui nous fait deviner le reste. Je vous dois quelques explications... Par expérience, j'ai pu constater que mes pensées, lorsque j'étais THE-fan-endurcie-TH-à-donf, se tournaient constamment vers eux. Oui, je pense ne pas être la seule dans ce cas, sauf qu'il est difficile pour beaucoup d'entre nous de s'avouer dépendant d'un groupe de rock. Bref, étant donné que je devenais accro à mon tour, l'envie de parler d'eux sans arrêt se manifestait de plus en plus. Alors je causais, je causais encore et toujours sur ce même sujet de conversation : Tokio Hotel. Tiens donc, j'ai pu me rendre compte que les fans de TH s'assemble puisque mon cercle amicale à commencé à se constituer presque uniquement de fans. A noter aussi que, étant folle amoureuse de Tom Kaulitz, je n'aimais pas les fans amoureuses de Tom Kaulitz, c'est vous dire à quel point ça rend idiot. Je devenais inintéressante pour mes meilleures amies, peu intéressées par leur musique. C'est là que j'ai sentit un changement important ; je m'éloignais d'elles. Réaliser à quel point je devenais différente me rendais furieuse. J'ai donc stoppé cette démence pour retrouver une amitié soudée avec mes amies. Néanmoins, tout le monde n'a pas eu la chance de s'en sortir aussi bien que moi. Souvenez-vous de cette demoiselle retrouvée morte de façon atroce. Un suicide. Un suicide pour Tokio Hotel. Véritable info ou gros mito ? Parait-il que cela s'est réellement passé. Jusqu'où va aller l'influence Tokio Hotel ? Jusqu'où iriez-vous pour obtenir ... un bout de papier signé à la va-vite par un des membres, une bouteille d'eau jetée lors d'un concert où leur bave s'est déposée grassement sur le goulot, ou bien le privilège de toucher un cheveux de Bill ? Regardez-vous une seconde. Observez-vous dans votre glace et posez-vous la question : "suis-je dépendante de Tokio Hotel ?". Ecoutez-vous parler et demandé-vous si vous êtes capable de rester un long instant sans évoquer le phénomène Tokio Hotel. Laissez vos pensées se balader un peu partout dans votre cerveau, et essayez de savoir si oui ou non il existe un autre centre d'intérêt que Tokio Hotel dans votre vie. Vous traitez des filles de groupies. D'accord, certaines fans vont trop loin. Mais y a-t-il une grande différence entre ces filles, obsédées par l'envie de rencontrer leur groupe préféré et vous, qui en rêvez sûrement autant qu'elles ? Je ne pense pas. Vous les accusez de ne pas parler bien allemand et par conséquent mal prononcer les paroles des chansons. Vous les accusez de ne pas connaitre le nom de famille de Gustav et Georg. Vous les accusez de ne pas avoir acheté le dernier album et d'en ignorer le jour de la sortie. Ne confondez pas fans et accros. Vous prenez les groupies pour des pauvres filles qui ne connaissent rien au groupe et qui n'en veulent qu'aux membres. Vous pensez que se sont des folles qui crient et se bousculent pour les toucher. Sincèrement, vous me faites bien rire. N'importe qui ferait pareil. C'est pour ça que je vous certifie que les groupies n'existent pas. Ce sont seulement des fans un peu trop amoureuse de l'image que dégage les membres. Et Tokio Hotel n'arrange pas les choses... La commercialisation. Il fallait y venir un jour. Vous avez déjà vu les strings Tokio Hotel, les converses Tokio Hotel, les tee-shirts Tokio Hotel, les casquettes Tokio Hotel etc... ? Moi oui. C'est drôle à voir, vous ne trouvez pas ? Bill qui prend une jolie pose de tarlouze au milieu d'un bout de tissu qui sera vendu une fortune. Ah la la... Pas étonnant que beaucoup de fans n'avouent pas aimer leur musique. C'est normal, avec tous ces anti-TH, comment peux-t-on s'épanouir dans notre petit monde téhachisé. Ce qui m'amuse, c'est que les anti-TH s'obstinent à proclamer que ce groupe c'est de la merde, mais ne peuvent s'empêcher d'en parler, eux aussi. Ca me rappelle une belle phrase : "Tokio Hotel c'est comme Cindy Sander, tout le monde déteste mais tout le monde écoute". C'est pas faux. On retiendra donc que Tokio Hotel agace ... et intrigue.






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A noter :

« Point de vue Mary »
« Point de vue Bill »
« Point de vue Tom »



NOUVEAU CHAPITRE 2 EN LIGNE



Mon amie écrivain => x-trash-TH





Mon ancienne fiction :

# Posté le mercredi 19 décembre 2007 09:19

Modifié le samedi 05 juillet 2008 10:19

Chapitre 1

Chapitre 1

Rappel :

« Point de vue Mary »



Fond musical : [ A la limite on s'en fout de la fiction du moment que vous écoutez mes fonds musicaux ]


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« _ T'as pas une clope ?

Ma voisine de devant se retourne et me parcourt du regard avec un air de dégoût.

_ Nan ... Désolée.

Elle me tourne sèchement le dos et recommence à glousser bêtement avec sa copine. Je soupire de désespoir. Qu'est-ce que j'étais venue faire dans ce nid à pétasses ?! La file s'allonge au fur et à mesure que les minutes défilent. Toutes les filles jettent un dernier coup d'½il à leur maquillage avant de passer devant le vigile chargé de valider les billets.
Il est vingt heures dix et il reste encore des centaines de fans à faire entrer dans la grande salle de concert. Toutes semblent folles à l'idée d'aller voir leurs « chéris ». Certaines montrent fièrement leur passe V.I.P. devant les yeux admiratifs de leurs partenaires. D'autres chantent en boucle les chansons du groupe. Mais le plus drôle vient sûrement des disputes qui éclatent au milieu de la foule entre deux clans ennemis. Je parle évidemment des sois-disant gentilles « vraies fans » contre les méchantes « groupies ». Les pauvres se tiraient les cheveux jusqu'à se les arracher. Le nombre d'insultes qu'elles se lançaient devenait incalculable sans parler des claques brutales prises lors de la bagarre. Personnellement, la différence entre les « vraies fans » et les « groupies » ne se faisait pas puisque dans les deux cas, elles hurlaient, poussaient et se fringuaient comme des poufs. Bien sûr, avec l'intervention des agents du personnel, les furies se calmaient rapidement et l'attente redevenait d'un ennui mortel.
Après une dizaine de minutes à contempler l'attitude déplorable de cet environnement hostile, mon tour arrive enfin. Je farfouille dans ma sacoche sous l'½il vigilent du contrôleur de billets et en sort un petit bout de papier que je lui tends directement. L'homme l'observe, déchire la partir à retirer et m'invite à entrer dans la gigantesque salle de concert. Les portes devant moi s'ouvrent, j'aperçois alors ce qu'on pour définir comme « un troupeau de chiennes enragées ». Je recule d'un pas. Toutes ces filles me donnaient une de ces trouille. Je reprends calmement mon souffle en me persuadant que tout allait bien se passer et me décide à entrer. Une fois à l'intérieur, je me fais aussitôt entraîner parmi la foule. Je sens des corps poisseux se coller à moi, la chaleur étouffante se mélange à l'odeur quasi-irrespirable de la sueur. Impossible de me repérer, je cherche la scène du regard et me rends compte que je suis tout au fond de la salle. Je parviens à m'avancer de quelques mètres mais c'est bien trop peu. Les minutes passent lentement. Il est vingt heures cinquante-deux.
En raison des nombreuses bousculades qui précèdent l'arrivée du groupe, je suis propulsée jusqu'au quinzième rang. Le public commence sérieusement à s'agiter et tenir sur mes pattes s'avère être très difficile. Je me déplace de quelques centimètres. Il est vingt heures cinquante-neuf. La lumière s'éteint. Seuls les projecteurs qui donnent sur le plateaux restent en éveil. Le calme plane dans la salle. Je sens les battements de mon c½ur bourdonner sourdement dans ma tête. Un bruit de guitare se fait entendre. Je lève les yeux vers la scène. Le guitariste sort des coulisses suivi du bassiste. Les fans prononcent leurs noms en levant fièrement leurs panneaux. J'aurais au moins pu me bouger un peu et préparer un petit quelque chose pour éviter de faire « tâche » par rapport aux autres. De toute manière, je ne pouvais pas faire reculer les choses. J'aperçois l'unique membre « normal » de la bande s'installer tranquillement à la batterie pour soutenir le rythme de la chanson. Je me bouche les oreilles pour me préparer à ce qui va suivre ; le chanteur débarque énergiquement sur le plateau. Finalement, même avec les tympans bouchés, il était difficile de ne pas entendre les hurlements de ce qu'on pourrait appeler « une meute de chiennes guettant leur proie et prêt à bondir dès que celle-ci effectuera le moindre geste ». Je m'agrippe à une des fans, par peur de perdre équilibre. Elle me jette un regard interrogatif. Je ris, embarrassée. Une énième bousculade m'emporte jusqu'au septième rang. L'ambiance est horriblement agitée à cet endroit. Je me sens de plus en plus faible, mon corps n'était pas habitué à ce mélange de brouhaha et d'eucalyptus. Le groupe entreprend par chance une balade. L'atmosphère se calme soudain, beaucoup avaient amenés leur briquet. Je regarde autour de moi. Tout le monde a les yeux rivés sur la scène, entraîné par la douceur et la beauté du spectacle. Ça y est, le bon moment est arrivé. Je passe la main dans ma sacoche. L'arme est bien là. Je la sors discrètement de sa cachette. La tension commence à monter. Est-ce au moins une bonne idée ? Bien sûr que non. C'est la chose la plus stupide que je m'apprête à commettre. Et pourtant... Cette vengeance, je la prépare depuis un an, jour pour jour. Comment le doute peut m'envahir à un instant pareil ?! Je respire calmement. Tout va bien. Pourquoi stresser alors que cet acte signera le plus beau jour de ma vie, la libération que j'attends depuis si longtemps ? La chanson est presque terminée. Si je ne le fais pas maintenant, la foule va s'agiter encore une fois, et tout est fichu. Je dirige le flingue vers ma cible d'une main tremblante. Désormais, reculer était impossible, je devais faire face à la situation. Mon arme vise le ventre. Oui... Une mort douloureuse, où la victime à le temps de souffrir un peu avant de perdre connaissance. C'est raisonnable. Je ferme les yeux pour ne pas voir le sang gicler du blessé. Mon doigt se pose délicatement sur la gâchette. Tout va bien, tellement bien que le monde merveilleux de ce groupe merveilleux va s'écrouler en une seconde, juste le temps qu'une balle vienne transpercer le corps de cette personne. La note qui marque la fin de la chanson est jouée par le guitariste. Le calme plane dans la salle. Tout va bien. Je vais bien. La vie est belle. Je tire.


Quelques secondes plus tard, mes yeux s'ouvrent de nouveau. Le K-O règne dans la salle de concert. Des cris se font entendre. Les agents du personnel tentent de faire évacuer les fans en pleurs. Tout le monde court de tous les côtés. Sur la scène, trois garçons sont agenouillés autour d'un corps visiblement sans vie. Je souris, victorieuse. Le bruit d'une sirène bourdonne dans mes oreilles. C'est trop tard, il est mort. Je fais demi-tour, sors de la salle et disparaît dans les rues noires de Magdeburg. »



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Voilà.
J'aimerais beaucoup avoir votre avis
Et surtout dites moi s'il est nécessaire de mettre un fond musical.


Georg n'est pas un des personnages principaux, même si il existe.


Peace =)

# Posté le jeudi 27 décembre 2007 05:33

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 13:35

Chapitre 2

Chapitre 2
Rappel :

« Point de vue Mary »



Fond musical :


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« Je cours de plus en plus rapidement, me retournant parfois pour vérifier qu'aucune voiture de police n'est à mes trousses. J'ai tellement peur, peur qu'ils me retrouvent, peur qu'ils m'emprisonnent dans une cellule. Je me sens tout à coup si seule, si fragile, si nue... Je suis comme abattue par ce passé aux évènements bouleversants grandissants. Vite. Ne t'arrête pas Mary. Tu vas t'en sortir. Mes pas s'accélèrent, tout comme les battements de mon c½ur. Je ne cesse de diriger mes pensées vers ce qui m'a poussé à commettre cet acte. Je ne comprends plus mon attitude. J'étais déterminée à le détruire pour qu'enfin cette douleur constante qui me tiraillait s'éteigne. Et le seul résultat obtenu s'avère être ce sentiment de vide, si familier. Le même ressenti un an auparavant. Il est deux heures du matin. Mon plan, après le concert était de rentrer directement chez moi. Oui, j'aurais pu le faire, mais j'ai préféré errer dans les rues sombres de cette interminable ville. Je cours pour fuir le danger, peut-être aussi pour fuir mon passé, trop lourd à porter, trop dur à digérer, trop tout. Je commence à m'épuiser, ralentie le mouvement en essayant de trouver un coin où me poser. J'aperçois une ruelle perpendiculaire à la grande avenue dans laquelle je me trouve. Elle paraît sombre, un peu effrayante aussi, je dois l'avouer. Mais il m'arrivait souvent de dormir dehors auparavant, lorsque je faisais le mur et que j'oubliais mes clés par inadvertance pour regagner ma maison. Alors une nuit de plus enveloppée dans un carton récupéré dans une poubelle m'indifférait. J'entre donc dans la ruelle, parcourant les quelques gros déchets qui pourrissent devant les murs de brique. Un espace inhabité par les peaux de banane, les sacs poubelles, les fromages transformés en nid de vers, me semble approprié pour passer la nuit. Je m'installe lacement par-terre, adossé au mur, refermant les yeux pour réfléchir.
D'accord. J'ai tué quelqu'un. Pas n'importe qui, une célébrité de marque, sûrement celle qui me vaudra le plus d'années de prison en Allemagne. Je savais exactement quoi faire avant le concert, j'étais sûre de moi. Maintenant plus du tout. Je tremble. D'habitude je ne tremble jamais. Voyez comment la terreur s'empare de moi, voyez comment elle m'emprisonne, suis-je donc condamnée à trembler jusqu'à ce qu'on me retrouve ? C'est malheureux. Désolant. Je dirais même pitoyable. Voilà le sentiment que j'éprouve à mon égard tout à coup. Je n'aurais pas dû. Je suis stupide, stupide, STUPIDE ! Je m'énerve maintenant. Je pleurs. Je pleurs tellement je suis grotesque. Déplorable. Les larmes commencent à se multiplier sur mes joues. Ces petites gouttes à l'aspect si innocent sont en fait meurtrières à tel point que les gens s'en aperçoivent même pas. Ils prétendent que pleurer soulage. Moi je déteste ça, pleurer. Ça inspire à tant de mauvaises choses, c'est déprimant. Je préfère me battre, pour ceux que j'aime. Preuve que je ne suis pas dans cette ruelle puante pour des broutilles.
A l'heure qu'il est, si mon comportement était resté celui de la Mary d'il y a plus d'un an, je serais en train de coucher avec le plus sexy des basketteur du bahut. C'est drôle de voir que je me suis renfermé sur moi même, au point d'avoir perdu tous mes amis. Enfin drôle... pour ceux qui se sont bien foutu de ma gueule lorsque je me suis retrouvée seule assise à ma table au self. Quelle bande d'enfoirés. Mais le problème ne subsiste plus depuis que je ne vais plus à aucun établissement scolaire. Depuis mon déménagement ici, à Magdeburg, je suis des cours par correspondance pour passer en dernière année de lycée. Du coup je ne me suis fait qu'une seule amie, Aline, que j'ai rencontré dans ce stage obligatoire pour les élèves désirant devenir médecin. A chaque fois que j'y repense, mes lèvres s'étirent, traduisant un amusement empli de mépris pour moi-même ; je tue les gens, puis je les soigne. La blague. Pas étonnant qu'on me trouve un peu bizarre. Oui, c'est le sentiment qu'éprouvent les gens quand ils m'écoutent parler. Le mot « mort » revient souvent. On a déjà essayé de savoir si j'étais gothique. Ça m'a bien fait rire. Je ne veux pas non plus me donner un style. En vérité, cela ne m'enchante guère d'être considérée comme « bizarre », « morbide » ou encore « différente ». Les gens vous jugent comme s'ils vous connaissaient depuis des années alors qu'ils vous croisent dans la rue et vous regardent comme une merde. Voilà pourquoi j'ai commis cet acte ce soir. Parce que je leur chie dessus à ces gens. A ces filles de 12 ans à peine qui se croient les reines du monde parce qu'elle vont voir Tokio Hotel en concert. Ça m'fait bien rire. Bah voilà. Je leur avais réservé une surprise. Spécialement pour elles. Ce soir, leur chéri est mort. Haha.
Je regrette tellement...
Le vent commence à se faire sentir, malgré la douceur de la brise qui enveloppait la ville en début de soirée. Mes tremblements de terreur se font oublier parmi le grelottement de froid qui fait place dans mon organisme. Je suis fatiguée. A ma place, personne n'aurait dormi après avoir tiré une balle dans le ventre de quelqu'un, moi si. Je voulais m'endormir, sans jamais me réveiller, sans jamais voir le jour se lever pour ne pas me retrouver sous cette avalanche de conversations, toutes tournées vers lui, celui qui fait souffrir, ce chanteur, ma victime, Bill Kaulitz. »



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Voilà, j'ai tout effacé.
Vous inquiétez pas y aura des dialogues :D

Impressions ?

Peace =D

# Posté le dimanche 29 juin 2008 16:36

Chapitre 3

Chapitre 3

Rappel :

« Point de vue Mary »
« Point de vue Tom »



Fond musical :


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10 Juin 2006


Les yeux de Mary s'entrouvrirent doucement. Il lui sembla avoir entendu une sonnerie de portable. Elle chercha à tâtons sa sacoche. Quand elle mit la main dessus, le bruit s'estompa. Elle l'approcha d'elle en y tirant la fermeture éclaire. Sa main s'infiltra à l'intérieur et sortit l'objet de sa cachette. La jeune fille jeta un coup d'½il sur l'écran ; quatre appels en absence. Aline. Elle avait visiblement essayé de la joindre toute la nuit. Mary la rappela, encore emmêlé dans sa fatigue matinale. Il faisait déjà jour. Elle n'avait pas envi d'aller travailler à l'hôpital aujourd'hui. Ce stage ne lui apprenait rien à par trier des documents et donner à manger à des malades.

_ Mary ! hurla la voix d'Aline à travers le téléphone.

Elle ne répondit rien.

_ Mary, t'es là ? s'enquit son amie.
_ Oui oui.
_ Mais t'étais où ? Tes parents sont morts d'inquiétude ! J'ai bien fait de leur raconter que tu dormais à la house.
_ Tu sais bien où j'étais.
_ Comment ça ? Qu'est-ce que tu racontes ? demanda Aline.
_ Allume la télé, se contenta de répondre Mary.

Chez elle, la jeune fille blonde s'exécuta. Elle accourut dans son salon, saisit la télécommande qui traînait sur la table centrale et la dirigea vers le téléviseur. A sa grande surprise, lorsque celui-ci afficha l'image, elle aperçut un journaliste commenter un flash spécial, ce qui d'habitude était rare en Allemagne. Puis la personne disparut pour laisser place à des images de concert du groupe Tokio Hotel qui, d'après les informations donnés par le présentateur, dataient d'hier. Aline vit soudain le corps de Bill s'effondrer de tout son long sur le sol de la scène. Des cris assourdissants surgissaient de la télévision. Tom se débarrassa de sa guitare qui se fracassa par-terre, pour courir auprès de son double. La spectatrice, suffoquée, passa sa main sur sa bouche, assistant à la scène.
« Hier, le concert du légendaire groupe de rock Tokio Hotel a été immortalisé par l'arrivée inattendue de cette balle qui a violemment transpercé le ventre du chanteur Bill Kaulitz. Celui-ci a été transféré à l'hôpital Jean-Suave Gautier afin d'être opéré dans les plus brefs délais. Actuellement, il est encore en salle d'opération où il risque de passer la journée, entre la vie et la mort. Les meilleurs médecins de Magdeburg font de leur mieux pour sauver la vedette. En espérant que les larmes des fans lui porteront chance... »
Aline ne savait plus quoi penser.

_ Je... je ne comprends pas, balbutia-t-elle dans le téléphone. Quel est le rapport ?
_ Je t'avais dit que je le ferai.

Aline écarquilla les yeux. Elle réalisa soudain que Mary évoquait une discussion qu'elles avaient eu récemment.

_ Alors... tu étais sérieuse ? s'étonna-t-elle, commençant vraiment à paniquer.
_ Oui. Il le méritait.
_ Mary tu es complètement folle !

La dite « cinglée » apprécia mal la réflexion de son amie.

_ Alors toi aussi tu m'abandonnes ?
_ Mais non Mary ! Tu sais bien que non. Merde... une enquête a été ouverte, une plainte a été déposée par la mère, c'est ce que raconte le présentateur à la T.V. Fait chier.
_ Je m'en doute, tu crois pas qu'ils vont laisser courir une tueuse.
_ Putain Mary... Qu'est-ce que tu vas faire ?
_ Je sais pas. Tu sais, je n'ai pas pensé aux conséquences.
_ T'aurais dû ! Ils ont engagé les meilleurs agents de tout le pays.
_ Merci, c'est très encourageant.

Aline s'excusa d'en rajouter des tonnes. Mais elle s'inquiétait pour la coupable qui risquait gros sur ce coup.

_ Bon écoutes, c'est pas grave, on va en parler à l'hôpital. Tu vas venir au moins ? C'est là que Bill se trouve. On va pouvoir se renseigner sur son état de santé. Viens travailler, tu t'en fous si la supérieure te passe encore un savon.
_ Ouais... Aline je suis pas sûre que j'pourrais survivre très longtemps dans des conditions pareilles. Tu te rends compte qu'il a été transféré dans notre hôpital ?!
_ Ne t'en étonnes pas. Y a tous les bons médecins ici.

Sur ce coup, la jeune fille marquait un point. Mary raccrocha, avec l'extrême conviction que tout se finissait, elle était au fond du trou, son cas semblait désespéré. Si un jour on lui avait raconté qu'elle tuerait Bill Kaulitz, je vous assure qu'elle vous aurait ri au nez. Commettre un acte pareil, en avoir le courage, même la lâcheté, c'était quelque chose d'inimaginable pour elle. Et bien non, maintenant elle se regardait dans le miroir en se demandant si la balle qui avait atterri dans le ventre du chanteur ne se serait pas mieux lotie dans sa propre tête.
Notre héroïne quitta son « lit » au matelas cartonné pour marcher vers son travail. Ce stage de merde. Elle se sentait sale, puante et moche. Sur le chemin elle téléphona à ses parents pour leur signaler que tout allait bien et qu'elle avait dormi chez Aline. Connaissant sa mère, elle se doutait que celle-ci se rongeait les doigts d'inquiétude pour sa fille absente.
Mary arriva à destination et put se rendre compte des conséquences de sa bêtise lorsqu'elle aperçut la centaine de fans en pleurs devant les locaux hospitaliers. Certaines se bousculaient, d'autres restaient assises à attendre des nouvelles de leur chanteur préféré. Il était certains que beaucoup d'entre elles voulaient surtout voir les autres membres passer dans les couloirs à travers la vitre servant de mur. Et oui, moderne ce bâtiment. Quelques journalistes guettaient le moindre détail croustillant qui pouvaient leur valoir la une des magasines et journaux.

« Qu'est-ce qu'ils espèrent obtenir sincèrement ? Tom qui tourne en rond dans les couloirs. Wahouu le scoop du siècle. Pitoyable.
Je m'aventure dans le tas de fans, toutes en train de se lamenter sur le sort du chanteur. Han la la, genre c'est la fin du monde. J'entre dans les locaux, après avoir expliqué pendant dix minutes aux vigils que je travaillais ici. Puis mon premier réflexe est de chercher Aline du regard. Celle-ci m'adresse de grands signes avec son bras, m'indiquant de venir jusqu'à elle, ce que je ne tarde pas à faire.

_ Putain Mary tu pus ! hurle-t-elle bruyamment avec effroi.
_ J'ai dormi par-terre, je suis de très mauvaise humeur, Bill a des chances de s'en sortir, alors Aline, aujourd'hui tu fais pas chier.

Rares étaient les fois où je démontrais clairement mon agacement avec agressivité, c'est pour cela qu'Aline n'insistait jamais. Le supérieur nous distribua les taches à accomplir pendant la journée. J'étais chargée avec ma copine blondasse de jouer les psy en réconfortant les personnes qui viennent de perdre un proche. Haha. J'adore faire ça parce qu'en fait ... je ne le fais jamais. Aline et moi préférons aller se fumer une clope dans le parc hospitalier. Et oui, rebelles dans l'âme. Toute façon ça nous sert à rien, les médecins dans Urgence, ils ont pas eu besoin de passer leur vacances à travailler à l'hosto pour devenir d'aussi bons chirurgiens.

_ Tu viens on va dehors, propose Aline, sachant pertinemment que je n'allais pas refuser.

J'acquiesce d'un sourire aussi malicieux que rebelle et suis mon amie, déjà sortie dans le parc de l'hôpital. Nous piétinons légèrement l'herbe avant d'atteindre notre banc habituel. Une fois assises, nous saisissons notre paquet de cigarettes dans notre sac en totale synchronisation et en sortons une, pressées de savourer ce délicat moment de détente. Soudain Aline s'immobilise net, le regard perdu au loin, tandis que je perds patiente à essayer de faire fonctionner mon briquet.

_ Putain de merde ! je m'emporte avec agressivité.
_ Mary...
_ Quoi ? je demande, un coup d'½il inquiet jeté vers ma voisine.

Aline semblait ne pas vouloir effectuer le moindre mouvement. Je me concentre donc sur l'endroit qu'elle focalise du regard puis aperçois la cause de ce blocage incontrôlé.

_ Wouah... -__-' Tom Kaulitz s'énerve tout seul sur son téléphone, c'est hyper intéressant...

Il me donnait la gerbe avec son look minable et sa face de hareng. J'imagine bien son état mental, pareil à celui d'un b½uf trop bien nourri. Pitoyable.

_ Attends mais tu comprends pas ! Pas de garde du corps, pas de fans hystériques, pas de parents on vue, Tom est à portée de main ! s'écrie-t-elle avec un air de victoire plaqué sur le visage.

Je venais de comprendre ce que cela signifiait. Oh non... elle ne m'aura pas sur ce coup là.

_ Tu rêves. Si tu veux aller l'aborder, c'est toute seule.
_ Maryyy ! C'est Tom Kaulitz ! On peut pas laisser passer une occasion pareil.
_ J'ai tiré sur son frère !
_ Et alors, il s'en remettra ! Allez Mary... S'il te plaiiit ! Dis oui, dis oui, dis ouiiii !

Elle ressemblait à une gamine de 5 ans, au sourire rempli d'espoir et au regard pétillant, comme quand une petite fille observe admirative la vitrine d'un grand magasin de jouet où trône somptueusement Barbie-Princesse-Cendrillon, la poupée qu'elle rêve de posséder un jour, comme un trophée de gloire, si difficile à obtenir. Aline savait que c'était sa chance, et elle ne la laisserai pas lui échapper.

_ D'accord, mais moi j'y vais, et quoi qu'il arrive, je finirai dans son lit.

Elle savait pertinemment que je n'allais pas rester toute seule sur ce banc à fumer ma clope. Je me lève donc, sentant que de toute manière, rien ne pouvait arriver de pire. Nous marchons donc vers notre proie. Aline semble très sûre d'elle, ayant sorti son plus beau déhanché, elle savait exactement comment s'y prendre. En tant que fan [ groupie ? ], elle avait étudié dans les moindres détails le comportement du guitariste et s'était préparé à toutes les situations possibles dans lesquelles elle pourrait se retrouver à ses côtés. Elle se fichait des relations longues et de tous ces trucs sans intérêt, ce qu'elle voulait, notre Aline, c'est coucher, coucher avec une star.

_ Et moi j'fais quoi, je tiens la chandelle ? je crache d'un ton mauvais.
_ Fais pas ta chieuse !
_ Excuse-moi mais c'est pas avec ces petits merdeux que j'ai envie de sympathiser.

Aline soupire en levant les yeux au ciel. Nous continuons d'avancer. Tom finit par remarquer notre présence. Parlant dans son téléphone au même moment, il nous adresse un sourire des plus charmeur. Ma partenaire le lui rend. Pour ma part, je ne bronche pas d'un poil. Nous passons devant lui sans nous arrêter, à mon grand étonnement.

_ Bah tu vas pas l'aborder ?
_ J'me fais désirer, tu vas comprendre.

Aline n'en dit pas plus et me laisse dans ma réflexion d'incompréhension. Et quelques secondes plus tard, tout devient claire. Je distingue au loin une voix masculine nous heller. Aline murmure un « yes ! » de satisfaction. Sa tête se détourne, entraîné par un vent qui fait voleter sa chevelure dorée en arrière. Elle sourit, plus radieuse que jamais. Quant à moi, c'est à contre-sens que mes cheveux se dirigent et s'aplatissent sur mon visage décomposé. Yeah.
Le dreadé nous fait signe de le rejoindre, ce que nous ne tardons pas à faire. »

« Le canon d'la vie. Celle là elle allait pas tarder à finir dans mon lit. Enfin un petit remontant après toutes ces épreuves disons... minantes. La blonde sexy qui ne me laissait pas indifférent se pointe devant moi, accompagnée de sa copine aux cheveux identiques... en plus gras. Je la fixe avec un air de dégoût puis me reconcentre sur ce qui m'intéresse pour l'instant ; la belle gosse.

_ Alors les filles, on s'promène ?

Je leur décroche mon clin d'½il le plus ravageur, ce qui n'a pas l'air d'emballer notre graisseuse-des-cheveux.

_ Ouais, on se demandait si t'allais oser nous aborder, rétorque la blonde sexy. J'm'appelle Aline, et elle à côté c'est Mary.
_ Enchanté, je réponds d'une voix grave et coquine. Dites-moi, que font deux magnifiques créatures dans un parc hospitalier aussi pitoyable ?

En ce qui concerne le nombre de magnifiques créatures, j'en ai ajouté une de trop.

_ Si tu louchais un peu plus sur notre décolleté, reprend la dénommé Aline, tu aurais remarqué le badge qui indique qu'on travaille ici.

Elle semblait très sûre d'elle cette petite, ça me plaisait.
Aline s'approche de moi en mordillant sa lèvre inférieure de façon très sensuelle, je déglutie. C'était moi qui était sensé la rendre mal à l'aise en premier, pas elle. Son visage se retrouve à l'extrémité du mien, prête à capturer mes lèvres. Je n'osais pas bouger, pour être directe, ça elle l'était. Elle prend mes deux joues entre ses doigts avant de tourner brusquement ma tête sur le côté. Je sens alors son souffle effleurer mon oreille pour me déclarer :

_ Alors, tu préfères qu'on perde encore plus de temps à faire connaissance ou bien je t'emmène visiter les chambres d'hôpital ?

J'étais scié. On aurait dit... moi, mais en fille. Cette façon si radicale d'entraîner sa proie jusqu'à son lit. L'impression de passer pour un objet sexuelle m'envahit soudain. C'était à moi de faire ça, c'était mon rôle ! Devais-je la suivre et lui montrer ce que je valais, ou refuser de façon à la déstabiliser ? Quelque chose me disait qu'elle ne se laisserait pas abattre facilement. Et puis ça faisait pas mal de temps que j'attendais qu'une nouvelle conquête se pointe, je commençais à me sentir seul dans ma chambre. Alors je n'allais pas chipoter pendant des années. Elle saisit ma main et m'entraîne jusque dans le bâtiment hospitalier, laissant son amie seule, sous un début de pluie, délaissée lamentablement au milieu de cette herbe verdâtre. Je ne tarde pas à l'oublier, me hâtant de découvrir cette inconnue dans toute sa splendeur. Sa main lâche la mienne pour déclencher la poignée d'une porte. Elle nous fait entrer en vitesse puis tourne le verrou et se retourne vers moi, le sourire aux lèvres. A peine ai-je le temps de me préparer psychologiquement qu'elle se jette sur moi comme une furie, posant fougueusement ses lèvres sur les miennes.

_ Attends... attends, je l'interromps entre deux souffles.

Elle stoppe le mouvement, l'air un peu contrariée.

_ J'veux juste être sûr d'une chose.
_ Quoi, grogne-t-elle.
_ Il ne faut surtout pas que tu ailles raconter notre petite aventure aux médias qui campent devant l'hôpital ni à qui que ce soit.
_ Même pas à Mary ?
_ Si tu veux.
_ Chouette.
_ Et tu ne me harcèles pas après en piquant ta crise sous prétexte que je t'ai brisé le c½ur.
_ Genre j'ai que ça à faire. Tu sais j'ai une vie à côté, t'es pas mon centre d'intérêt.

Décidément, je l'adore.
Nous reprenons donc là où nous en étions restés. Aline embrassait vraiment très bien, j'avais rarement vu ça. Enfin une fille à la hauteur de mes espérances, avec qui j'étais sûr de passer un bon moment. Nous nous retrouvons allongés sur le lit, toujours enlacés, très concentrés sur ce que nous faisons. La jeune fille était à califourchon sur moi, en train de parsemer mon cou de baisers. Soudain, à mon plus grand regret, elle s'arrête pour me fixer.

_ Qu'est-ce qu'il y a ? je demande inquiet.
_ J'ai une meilleure idée.

La blonde se lève et dirige ses pas vers un des placards qui encadrait la pièce. Une fois devant, elle tire la porte vers elle puis explore son contenu et finit, quelques secondes plus tard, par en sortir une blouse de médecin et une sorte de fil, celui qui habituellement sert à relier les patients à leur morphine. A voir le sourire qui se dessinait sur son visage, on devinait la satisfaction qu'elle devait éprouver à propos de sa trouvaille.

_ Ferme les yeux, et ne les rouvre que quand je te le dirai.

Je m'exécute sans un mot, pressé de découvrir ce que me concocte Aline. Je sens alors un bras s'enrouler autour du mien. Je quitte le lit, guidé par ma partenaire. Après quelques pas, elle appuie sa main sur ma casquette, m'indiquant de m'asseoir. Prudent, je tâte du bout des doigts ce qui semble être une chaise, puis, rassuré, je pose mes fesses dessus. Aline prend soin de me retirer ma casquette, mon bandeau et mon tee-shirt. J'entends le claquement de ses talons se déplacer à priori derrière moi. Des mains brûlantes se déposent sur mon torse, glissant jusqu'à mes épaules. C'est lentement le long de mes bras qu'elles descendent ensuite, me donnant par moment des sueurs froides dans tout le dos. Ses mains finissent leur route dans les miennes. Sans que je ne m'y attende, elle joint brutalement mes deux poignés ensemble. Un fil vient les entourer. Aline noue les deux bouts ensemble, et d'un seul coup, sert le n½ud avec une violence atroce. Je pousse un cri de douleur, ouvrant de grands yeux ronds. Putain ça arrache !

_ Ferme les yeux ! ordonne-t-elle d'une voix grave et sévère.

Le mieux était de ne pas la contrarier encore plus.
La suite fut moins tactile. Je l'entendais effectuer quelques pas de temps à autres. Un moment elle se cogne, jurant sur son comportement maladroit, puis le calme refait place. C'est après cet instant d'attente interminable que je la sens s'asseoir sur mes cuisses en enroulant ses bras autour de mon cou.

_ Tu peux ouvrir les yeux, dit-elle calmement.

Mes prunelles marrons refont surface et s'arrondissent en apercevant la corps d'Aline, enveloppé dans une blouse d'infirmière ultra moulante. De ses deux mains, elle déboutonne les quelques boutons qui empêchent son vêtement de retomber par-terre. Je restais immobile, le sourire aux lèvres, observant la scène qui se déroulait sous mes yeux. C'est alors en sous-vêtements qu'apparaît « l'infirmière » qui s'occupe de moi. Elle me prend par les joues et m'embrasse tendrement, avant de se retirer en se levant.

_ On va jouer au docteur, déclare-t-elle d'un air dominateur et décidé, la voix pleine de malice.

Je n'étais pas au bout de mes surprises. »




« Assise sur un banc dans un des couloirs de l'hôpital, j'observe au bout de celui-ci les proches de Bill, tous en train d'attendre des nouvelles du chanteur. Gustav et Georg restaient assis, tandis que la mère, à priori, faisait les cent pas sous leurs yeux.

_ Mais où est Tom, bordel ? répétait-elle sans cesse pendant que son mari tentait de la calmer.

Ton fils se donne du bon temps avec une stagiaire.
Un autre homme se trouvait à côté des membres du groupe. Ah oui, Aline m'avait raconté. C'est leur père biologique, enfin je crois. Et puis l'autre là qui tient la mère, c'est le père adoptif. Oui c'est ça il me semble.
Et évidemment il y avait les gardes du corps en train de leur coller au cul, éjectant à quatre kilomètres le premier qui s'approchait de trop près de la famille.
Je les déteste tous.
Mon regard se détourne, les voir me donnait la migraine. Mais finalement un retour en arrière ne serait pas de refus. Que vois-je ? Ma supérieur. Je me lève précipitamment, me préparant déjà à lui sortir un excuse valable pour ne pas être en train d'épauler une personne ayant perdu un proche.

_ Mlle Karls, puis-je savoir ce que vous fabriquez dans le couloir B27 alors que vous devriez vous trouver dans le F80 ?
_ Et bien...

Je la voyais pointer son nez devant moi, un regard à la fois insistant et venimeux posé sur moi.

_ Et bien...

Pitié, ce visage de serpent me rendait toute tremblante. Et pas d'Aline à l'horizon pour se justifier à ma place.

_ Je... j'ignore où il se trouve...en fait.
_ Vous devriez pourtant le savoir, jeune fille ! C'est votre boulot dans ce stage. Comment voulez-vous obtenir un diplôme à la fin de l'année prochaine si vous ne faites pas ce que l'on vous dit ! Des gens sont en train de pleurer, sans personne pour les consoler. Ils viennent de perdre un proche après tout ! Et qui les aide ? Personne ! Même pas vous !

Et elle continuait encore et encore... C'est ça, cause toujours vieille bique ! Tu profites que je sois timide et émotive pour me renfoncer encore plus. Han la la... et voilà qu'on attire l'attention de tout le couloir avec ses conneries, y compris celle de l'entourage de Bill. Quelle poisse...

_ Je trouve votre comportement déplorable mademoiselle Karls ! Vous régressez fortem...
_ AAAAHHHHH ! interrompt une voix au loin.

Tout le monde fixe la mère des jumeaux Kaulitz qui frôlait la crise cardiaque en voyant un médecin sortir de la sale d'opération où Bill tentait de s'en sortir.

_ Il est vivant ! avait clamé haut et fort le chirurgien.

Mon visage se décompose sous le choc de cette phrase. Non... »



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Voilà !

J'aimerai avoir votre avis :D

Peace =)

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 13:50

Chapitre 4

Chapitre 4

Rappel :


« Point de vue Mary »
« Point de vue Bill »
« Point de vue Tom »




Je ne mets plus de fonds musicaux.


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« _ Bill... Bill réveille toi, semble me murmurer quelqu'un au creux de l'oreille.

J'entrouvre les yeux, puis aveuglé par l'éblouissante clarté de l'endroit où je me trouve, les referme. Suis-je mort ? Oh merde... Ha et en plus cette affreuse douleur au ventre n'a toujours pas cessé. Je retente une fois d'affronter la lumière du jour en réouvrant les paupières. Un corps que je ne distingue pas tout de suite est penché au dessus de moi. Cette silhouette non identifiée ressemble étrangement à ma mère.

_ Bill ! Oh mon Dieu Bill...

C'est bien elle ! Je reconnaîtrais entre mille le son de sa voix lorsqu'elle prend son air câlin. Je souris.

_ Maman... Où sommes nous ?
_ A l'hôpital mon chéri, tout va bien, c'est terminé.

Elle se penche vers moi et pose sa tête sur mon épaule. Je passe mes bras autour d'elle, comme pour la rassurer. C'était son visage que je voulais voir à mon réveil, et elle était là, comme toujours. Elle se retire en gardant ses yeux rougis de larme rivés sur moi. En observant autour de moi, j'aperçois Gustav et Georg, accompagnés de Mike, mon père biologique et Olivier, mon beau-père. On devinait l'énorme tension qui faisait place entre eux deux. Ils restaient campés sur leurs pieds à regarder le plafond mine de rien. Enfin bon.
Je scrute la pièce, espérant voir Tom accourir vers mon lit pour me serrer contre lui. Mais non, il n'est pas là. Tout à coup, une angoisse me traverse l'esprit. Je bondis du lit.

_ Où est Tom ? Il lui ait arrivé quelque chose ? je demande, livide.
_ Non, calme toi Bill, répond maman. J'essaie de l'appeler sur son portable depuis tout à l'heure mais il est éteint. Je suppose qu'il est parti à la chasse, enfin tu connais ton frère.

Fidèle à lui même, ça fait plaisir.
Un docteur, ayant été mis au courant de mon réveil, vient faire des analyses en m'expliquant que je dois prendre des congés pendant quelques temps. Plus de concerts, plus d'émission TV, plus de séances dédicaces... Tokio Hotel doit rester dans l'ombre pendant plus de quatre mois. Je rêve, quatre longs mois pour une minuscule balle dans le ventre. Je vis constamment dans la peur de perdre mes fans. Et voilà que pendant mes « vacances », elles vont complètement de désintéresser de notre musique et s'en iront soutenir les nouveaux groupes allemands, des branleurs, des merdeux, pièges à nanas, tout c'que vous voulez. Oui nous on est pas des branleurs... Parce que de 1, FAUX, nous n'avons pas fait notre réputation de boysband de merde, ce sont les médias qui en ont rajoutés et de 2, FAUX, nous restons authentiques, les produits dérivés, photos et clips sont gérés par le manager. J'ai signé un contrat et je dois le respecter. Bref.
Tom ne donne toujours pas de signe de vie. Je commence vraiment à trouver le temps long, surtout que j'aurais bien aimé le voir à mon réveil. Mais non, Monsieur préfère prendre son pied avec une fille.

_ Bill, dit soudain Papa, des enquêteurs vont venir t'interroger sur ce dont tu te rappelles à propos d'hier. Il faudra leur avouer toute la vérité. Ça les aidera peut-être à retrouver le coupable.

Je hoche la tête sans un mot. Les questions sans réponse fusaient dans mon esprit. Pourquoi me voulait-on du mal ? En fait, c'était extrêmement simple de répondre : les garçons me haïssent parce que leurs copines sont obsédées par moi, certaines filles en ont marres de m'entendre, et les homophobes sont persuadés que je suis gay, alors comme ça...
Mes parents ont porté plainte et les meilleurs agents se chargent de l'enquête. Je vais devoir leur raconter cette fameuse soirée, qui avait déjà mal commencée...



FLASH BACK



9 juin 2006, 20h45.

_ Elle est venue c'matin s'effondrer en larme dans mes bras ! Tu te prends pour qui en les jetant comme des merdes ?!
_ Pour une fois qu'une nana te sautait dessus, t'aurais pu en profiter pour l'embrasser, réplique Tom sans le moindre signe de remise en question.
_ Voilà, c'est ça la différence entre nous deux. Je n'suis pas comme toi, moi ; je baise pas la première venue !
_ Et alors... T'es juste jaloux parce qu'aucune fille ne s'intéresse à toi, elles auraient trop peur de coucher avec quelqu'un du même sexe.

Tom semble se trouver un réel talent pour le comique puisqu'il pouffe de rire. Je jette un regard vers Gustav et Georg, espérant obtenir un mouvement de contestation de leur part. Tu parles, ils se mordaient presque les doigts pour ne pas se pisser dessus.
Là ç'en était trop. Je m'avance vers Tom, la main levée vers lui, prêt à lui foutre un mémorable pin, quand c'est lui qui réagit le premier et m'attrape par le coup en me plaquant contre le mur devant lequel nous nous trouvons. Son regard noir de terreur plonge dans le mien qui demeure effrayé par la force avec laquelle il m'avait agrippé.

_ Heureusement que t'as pas eu le temps d'le faire parce qu'autant te dire que le renvoi aurait été direct.

Le dreadé fronce les sourcils et resserre la pression contre mon cou. Je déglutie. Pourquoi faut-il sans arrêt que je m'écrase devant lui ? Boarf... c'était devenu une habitude. Je baisse la tête, déçu par cette énième défaite. Tom me relâche avec un air mauvais. Il est temps de monter sur scène. Plus personne n'osait dire quoi que ce soit après ce qui s'était passé. Le manager vient nous souhaiter bon courage. Un technicien nous indique que tout est prêt.
21 heure. Mes coéquipiers apparaissent sur scène les uns après les autres. Tiraillé par l'appréhension, je monte lentement les marches qui mènent sur le grand plateau où nous nous apprêtons à jouer pendant deux bonnes heures. J'entends les cris des fans raisonner dans ma tête. Allez, c'est parti. Je fais surface devant cette étendue interminable de personnes se bousculant pour parvenir à se faire une place dans la foule. Les premières notes de Schrei sonnent et je commence à chanter. Pour le moment, tout se passe bien, à part que la salle est trop petite par rapport au monde qu'il y a. Je commençais à m'habituer à voir toutes ces filles hurler, pousser, sauter... pour qui ? Pour nous. Nos concerts étaient souvent synonyme de violence. Les médias racontaient que nos fans revenaient à un comportement primaire dès qu'elles étaient amenées à nous voir. Un peu du genre la femme préhistorique qui protège son petit. Je trouvais ça légèrement exagéré, surtout que n'importe quel groupe peut générer des réactions telles.
Cependant, ce concert là me semblait différent des autres. Plus de brutalité, de malaises ... et aussi un tas de pancartes à textes indécents. On pouvait lire « Tom, fouette moi avec tes dreads », « Bill je t'attends dans mon lit », « Bill, enfonce-la bien profond, j'en meurs d'envie », « Par le cul, ça vous va ? », « Georg, fais moi mal »...
Ce genre de truc m'effrayait à mort. C'est peut-être stupide, mais je vivais dans la peur bleue que l'une d'elle m'attrape et me viole.
La chanson Schrei se termine. Déjà huit malaises dans les premiers rangs. Des filles sont en train de se disputer.
On m'a toujours incité à ne pas m'occuper de ce qui se passait dans le public. Mais là, elles se frappaient carrément dessus. Des agents interviennent sur le champs. Les filles sont expulsées vers les côtés pour éviter qu'elles ne gênent encore une fois le déroulement du concert.
Les chansons s'enchaînent en même temps que les malaises, les disputes et les interventions du service de l'ordre. J'étais aux premières loges pour admirer le brutal spectacle qui se déroulait sous mes yeux. Impossible pour moi d'ignorer tout ça, c'était trop. Je jette un ½il vers les coulisses. Le manager est là, en train de me faire de grand signes pour que je vienne le rejoindre. J'accours en sa direction et m'arrête devant lui.

_ Qu'est-ce qui te prend là ? T'es complètement à l'ouest !
_ Désolé, j'peux pas...
_ Tu peux pas quoi au juste ?
_ Elles sont devenues toutes folles à lier, c'est dingue !
_ Je t'ai dit de pas t'en occuper !
_ Imagine que l'une d'elle perde connaissance, j'ai pas envie qu'elles se fassent piétiner.
_ Le personnel interviendra, allez, retourne chanter. T'as qu'à chanter Schwarz pour les calmer.

D'accord. Il ne m'avance pas à grand chose lui non plus. Je retourne sur scène, m'excusant auprès du public pour mon absence. Je sens une main me tapoter le dos. En détournant la tête, j'aperçois Tom qui me regarde avec le même air que lors de notre dispute.

_ Bill, arrête d'aller faire ta chochotte devant le manager, on a autre chose à faire. Allez, on reprend.

Pff, de toute manière, lui, ça lui plaisait de les voir se battre pour son corps, aucune pitié.
C'est parti pour Schwarz. On avait choisi pour ce concert de donner à cette chanson un rythme et une sonorité plus lente et douce pour créer un silence à la fois pesant et entraînant.
Et comme prévu, la salle se calme. Rassuré, je me concentre sur la chanson et baisse ma voix pour émouvoir l'assemblée.
Chose facile, les pauvres filles du premier rang se mettent à verser des larmes, faisant dégouliner leur mascara, puis le fond de teint. Putain, mais elles avaient au pire 14 ans, et déjà elles se maquillaient à moitié comme moi, pensant que j'étais attiré par les filles de même style. Pitié...
Une atmosphère planante règne autour de nous, à l'approche des dernières notes de la chanson. Puis, progressivement, la basse et la batterie s'éteignent pour laisser la guitare terminer le travail.
Un Fa dièse.
Et puis là tout devient flou. J'ignore d'où vient cette douleur qui vient de me transpercer le ventre mais elle me tient dans une sorte de malaise sans que je puisse me défendre, effectuer le moindre geste ou bien essayer de remédier à cette situation. Mes yeux rougis se brouillent peu à peu. Mes jambes fléchissent et mon cadavre s'effondre sur le sol dur de la scène. Encore conscient, je passe ma main là où le mal se manifeste, c'est à dire le ventre. Je crois que... Je crois que je saigne. J'entends des cris de terreur dans la salle, comme si c'était la fin. Peut-être que ça l'est pour moi. Trois silhouettes apparaissent devant moi. Il est là.

_ Tom... je parviens à murmurer, à bout de forces.
_ Accroche-toi Bill, on a appelé les renforts...
_ J'ai mal Tom...

Tom passe sa main sur ma joue et dérive sur mes cheveux, effilant leurs mèches entre ses doigts avec une extrême douceur que je ne lui connais pas. Comme j'avais besoin de sentir son contact, il compte tellement pour moi.
Je reçois sur le visage une larme semblant provenir de ses yeux. Il pleure...

_ Bill, si tu savais comme je m'en veux...
_ Non...
_ J't'en supplie, tiens bon...

Il se penche vers moi en me serrant fort contre lui. J'utilise mes dernière forces pour lever la tête et lui glisser un baiser dans le cou. Tom me supplie de ne pas m'évanouir, seulement je faiblis au fur et à mesure que les minutes défilent. Tenir devient désormais trop difficile, je ferme les yeux, abandonnant le terrible effort qui me maintiens en vie et perds connaissance dans les bras de mon seul et unique amour, mon frère.


FIN DU FLASH BACK




Voilà pourquoi je ne comprends toujours pas qu'après cet intense moment de complicité avec Tom, il se fiche complètement de mon état actuel. Mais bon.
Il ne me restait plus qu'à attendre... »






« Je regarde à travers la porte d'entrée, il est là, bien vivant.

_ Oh mon dieu Aline, il doit m'en vouloir à mort de ne pas avoir été là à son réveil.
_ C'est bon, tu pouvais pas savoir, oh la la.

Je me retourne en face d'elle.

_ Je suis bien habillé, ça va ?
_ Euh... Bah t'as une tache de sang sur ton tee-shirt.
_ Merde... je m'exclame en frottant désespérément mon tee-shirt pour faire partir la tache. C'est de ta faute, t'as serré trop fort les cordes autour de mes poignets, ça a scié ma peau, je saignais.

Quelle redoutable tigresse cette fille, rares étaient les fois où pendant deux heures j'avais autant dépensé d'énergie.
La tâche ne part pas et Bill doit me détester alors autant entrer dans cette pièce pour en finir. Aline me donne son numéro de téléphone en répliquant un « à bientôt » des plus coquins. Une chose est sûre : j'vais la revoir.
Après quelques minutes à préparer une excuse, je souffle un bon coup et me décide enfin d'entrer dans la chambre de mon double. »






« La supérieure m'a forcé à reprendre le boulot. Du coup je suis coincée ici à l'accueil pour trier des dossier par ordre alphabétique, autant vous dire que je m'éclate à mort.
Bill est vivant, je suis recherchée par toutes les forces de police et le meilleur : Aline couche avec Tom. Si être au fond du trou est synonyme de galère insurmontable, alors je dois environ me situer six pieds sous terre.
Tiens, Aline semble refaire surface et se jette par-dessus le comptoir de l'accueil.

_ Mary peut prendre sa pause ? demande-t-elle à la supérieure surveillant sans relâche mon comportement.
_ Vous plaisantez j'espère ! Elle a déjà manqué plus d'une demie-journée de travail. Et vous devriez vous y mettre à votre tour, jeune fille !
_ Han la la, mais j'ai des tas de choses super importantes à lui dire !
_ Peu importe ! Vous avez de la chance d'avoir de grandes capacités dans la médecine, seulement ce n'est pas le cas de votre amie, elle a du travail à rattraper.
_ Elle le rattrapera plus tard, merde !

La supérieure se tait, choquée par la vulgarité d'Aline. Han là là... Qu'elle est vieux jeu celle-ci. A force de prières et d'acharnement, elle me laisse enfin la liberté de m'enfuir aux côtés de la sulfureuse blonde. Seulement voilà, je devrais travailler de nuit à l'hôpital la semaine prochaine pour avoir manqué autant d'heures.
Aline prend ma main et m'entraîne dans les couloirs de l'hôpital.

_ Wahouu ! J'ai passé un superbe après-midi !
_ Ah ouais... moi aussi, j'adore trier des papiers, je marmonne.

Aline se met à rire niaisement avant de reprendre :

_ On est allés dans une des chambre et là j'lui ai sorti le grand jeu ! J'te jure t'aurais vu sa tête, il en revenait pas. J'crois qu'en fait j'suis le meilleur coup qu'il s'est jamais fait ! J'ai commencé par le foutre sur une chaise et...
_ Aline, la coupai-je.
_ Quoi ?
_ J'm'en fous.

Oui, j'étais sacrément en colère. Je prenais cet acte comme une trahison. Elle couchait avec ce... ce truc de boysband de merde. A cause de ces conneries, je me retrouvais proche de la prison, elle me dénonçait complètement.

_ Tu fais la gueule ou quoi ? s'enquit Aline.
_ Ouais je fais la gueule, et tu sais pourquoi ? Parce que... parce qu'on dirait que t'en a rien à foutre de ce qui m'arrive !
_ Dis pas ça, tout va s'arranger, et puis j'vais t'aider.
_ M'aider ?! je réponds consternée. En couchant avec Tom ?! j'ajoute en hurlant.
_ Non, ça n'a rien à voir !
_ Et bien pourtant il faudrait penser à choisir ton camp Aline.
_ Mais tu sais bien que je m'en fiche d'eux !

J'avais envie de l'étrangler elle et son fichu égoïsme de merde.

_ Ouais, vachement... On dirait que t'es incapable de t'abstenir une seule fois ! Répliquai-je à bout de nerf.
_ Mary, j't'en pris arrête, c'est pas drôle.
_ Alors c'est ça ton but dans la vie ; coucher ?
_ Non, tu sais bien que non alors s'il te plait restons-en là.
_ Tu sais à quoi tu m'fais penser ? Hein ?
_ Non je sais pas, arrête ! me supplie-t-elle.
_ A une sale pute ! m'écriai-je en la prenant par les épaules pour la jeter contre le mur.

Aline pousse un hurlement de douleur en se fracassant contre la plate-forme bétonneuse puis glisse sur le sol en sanglotant. Elle passe sa main sur sa tête ayant violemment heurté le point d'atterrissage de son corps. Du sang s'était déposé sur le blanc du mur du couloir.

_ T'es complètement folle ! crie la blessée en pleurs.

Ma violence incontrôlée l'avait gravement touchée. Elle ne pouvait plus effectuer le moindre mouvement. Des médecins alertés par les bruits causés par la dispute accourent jusqu'à nous et se réunissent autour d'Aline pour examiner ses plaies.
Réalisant la brutalité avec laquelle je l'avais bousculé, je m'étais effacée de cette foule de médecins pour m'enfuir en courant vers la sortie de cet hôpital de l'enfer.
Une vraie amie serait restée auprès d'elle en s'excusant mille et une fois pour avoir fait une chose pareille. Peut-être que finalement je ne valais pas mieux qu'Aline. »





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Yep' !
J'attends vos avis et merci pour les fidèles


Peace =)

# Posté le vendredi 29 août 2008 09:38