Rappel :
« Point de vue Mary »
« Point de vue Tom »
Fond musical :
♥
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10 Juin 2006
Les yeux de Mary s'entrouvrirent doucement. Il lui sembla avoir entendu une sonnerie de portable. Elle chercha à tâtons sa sacoche. Quand elle mit la main dessus, le bruit s'estompa. Elle l'approcha d'elle en y tirant la fermeture éclaire. Sa main s'infiltra à l'intérieur et sortit l'objet de sa cachette. La jeune fille jeta un coup d'½il sur l'écran ; quatre appels en absence. Aline. Elle avait visiblement essayé de la joindre toute la nuit. Mary la rappela, encore emmêlé dans sa fatigue matinale. Il faisait déjà jour. Elle n'avait pas envi d'aller travailler à l'hôpital aujourd'hui. Ce stage ne lui apprenait rien à par trier des documents et donner à manger à des malades.
_ Mary ! hurla la voix d'Aline à travers le téléphone.
Elle ne répondit rien.
_ Mary, t'es là ? s'enquit son amie.
_ Oui oui.
_ Mais t'étais où ? Tes parents sont morts d'inquiétude ! J'ai bien fait de leur raconter que tu dormais à la house.
_ Tu sais bien où j'étais.
_ Comment ça ? Qu'est-ce que tu racontes ? demanda Aline.
_ Allume la télé, se contenta de répondre Mary.
Chez elle, la jeune fille blonde s'exécuta. Elle accourut dans son salon, saisit la télécommande qui traînait sur la table centrale et la dirigea vers le téléviseur. A sa grande surprise, lorsque celui-ci afficha l'image, elle aperçut un journaliste commenter un flash spécial, ce qui d'habitude était rare en Allemagne. Puis la personne disparut pour laisser place à des images de concert du groupe Tokio Hotel qui, d'après les informations donnés par le présentateur, dataient d'hier. Aline vit soudain le corps de Bill s'effondrer de tout son long sur le sol de la scène. Des cris assourdissants surgissaient de la télévision. Tom se débarrassa de sa guitare qui se fracassa par-terre, pour courir auprès de son double. La spectatrice, suffoquée, passa sa main sur sa bouche, assistant à la scène.
« Hier, le concert du légendaire groupe de rock Tokio Hotel a été immortalisé par l'arrivée inattendue de cette balle qui a violemment transpercé le ventre du chanteur Bill Kaulitz. Celui-ci a été transféré à l'hôpital Jean-Suave Gautier afin d'être opéré dans les plus brefs délais. Actuellement, il est encore en salle d'opération où il risque de passer la journée, entre la vie et la mort. Les meilleurs médecins de Magdeburg font de leur mieux pour sauver la vedette. En espérant que les larmes des fans lui porteront chance... »
Aline ne savait plus quoi penser.
_ Je... je ne comprends pas, balbutia-t-elle dans le téléphone. Quel est le rapport ?
_ Je t'avais dit que je le ferai.
Aline écarquilla les yeux. Elle réalisa soudain que Mary évoquait une discussion qu'elles avaient eu récemment.
_ Alors... tu étais sérieuse ? s'étonna-t-elle, commençant vraiment à paniquer.
_ Oui. Il le méritait.
_ Mary tu es complètement folle !
La dite « cinglée » apprécia mal la réflexion de son amie.
_ Alors toi aussi tu m'abandonnes ?
_ Mais non Mary ! Tu sais bien que non. Merde... une enquête a été ouverte, une plainte a été déposée par la mère, c'est ce que raconte le présentateur à la T.V. Fait chier.
_ Je m'en doute, tu crois pas qu'ils vont laisser courir une tueuse.
_ Putain Mary... Qu'est-ce que tu vas faire ?
_ Je sais pas. Tu sais, je n'ai pas pensé aux conséquences.
_ T'aurais dû ! Ils ont engagé les meilleurs agents de tout le pays.
_ Merci, c'est très encourageant.
Aline s'excusa d'en rajouter des tonnes. Mais elle s'inquiétait pour la coupable qui risquait gros sur ce coup.
_ Bon écoutes, c'est pas grave, on va en parler à l'hôpital. Tu vas venir au moins ? C'est là que Bill se trouve. On va pouvoir se renseigner sur son état de santé. Viens travailler, tu t'en fous si la supérieure te passe encore un savon.
_ Ouais... Aline je suis pas sûre que j'pourrais survivre très longtemps dans des conditions pareilles. Tu te rends compte qu'il a été transféré dans notre hôpital ?!
_ Ne t'en étonnes pas. Y a tous les bons médecins ici.
Sur ce coup, la jeune fille marquait un point. Mary raccrocha, avec l'extrême conviction que tout se finissait, elle était au fond du trou, son cas semblait désespéré. Si un jour on lui avait raconté qu'elle tuerait Bill Kaulitz, je vous assure qu'elle vous aurait ri au nez. Commettre un acte pareil, en avoir le courage, même la lâcheté, c'était quelque chose d'inimaginable pour elle. Et bien non, maintenant elle se regardait dans le miroir en se demandant si la balle qui avait atterri dans le ventre du chanteur ne se serait pas mieux lotie dans sa propre tête.
Notre héroïne quitta son « lit » au matelas cartonné pour marcher vers son travail. Ce stage de merde. Elle se sentait sale, puante et moche. Sur le chemin elle téléphona à ses parents pour leur signaler que tout allait bien et qu'elle avait dormi chez Aline. Connaissant sa mère, elle se doutait que celle-ci se rongeait les doigts d'inquiétude pour sa fille absente.
Mary arriva à destination et put se rendre compte des conséquences de sa bêtise lorsqu'elle aperçut la centaine de fans en pleurs devant les locaux hospitaliers. Certaines se bousculaient, d'autres restaient assises à attendre des nouvelles de leur chanteur préféré. Il était certains que beaucoup d'entre elles voulaient surtout voir les autres membres passer dans les couloirs à travers la vitre servant de mur. Et oui, moderne ce bâtiment. Quelques journalistes guettaient le moindre détail croustillant qui pouvaient leur valoir la une des magasines et journaux.
« Qu'est-ce qu'ils espèrent obtenir sincèrement ? Tom qui tourne en rond dans les couloirs. Wahouu le scoop du siècle. Pitoyable.
Je m'aventure dans le tas de fans, toutes en train de se lamenter sur le sort du chanteur. Han la la, genre c'est la fin du monde. J'entre dans les locaux, après avoir expliqué pendant dix minutes aux vigils que je travaillais ici. Puis mon premier réflexe est de chercher Aline du regard. Celle-ci m'adresse de grands signes avec son bras, m'indiquant de venir jusqu'à elle, ce que je ne tarde pas à faire.
_ Putain Mary tu pus ! hurle-t-elle bruyamment avec effroi.
_ J'ai dormi par-terre, je suis de très mauvaise humeur, Bill a des chances de s'en sortir, alors Aline, aujourd'hui tu fais pas chier.
Rares étaient les fois où je démontrais clairement mon agacement avec agressivité, c'est pour cela qu'Aline n'insistait jamais. Le supérieur nous distribua les taches à accomplir pendant la journée. J'étais chargée avec ma copine blondasse de jouer les psy en réconfortant les personnes qui viennent de perdre un proche. Haha. J'adore faire ça parce qu'en fait ... je ne le fais jamais. Aline et moi préférons aller se fumer une clope dans le parc hospitalier. Et oui, rebelles dans l'âme. Toute façon ça nous sert à rien, les médecins dans Urgence, ils ont pas eu besoin de passer leur vacances à travailler à l'hosto pour devenir d'aussi bons chirurgiens.
_ Tu viens on va dehors, propose Aline, sachant pertinemment que je n'allais pas refuser.
J'acquiesce d'un sourire aussi malicieux que rebelle et suis mon amie, déjà sortie dans le parc de l'hôpital. Nous piétinons légèrement l'herbe avant d'atteindre notre banc habituel. Une fois assises, nous saisissons notre paquet de cigarettes dans notre sac en totale synchronisation et en sortons une, pressées de savourer ce délicat moment de détente. Soudain Aline s'immobilise net, le regard perdu au loin, tandis que je perds patiente à essayer de faire fonctionner mon briquet.
_ Putain de merde ! je m'emporte avec agressivité.
_ Mary...
_ Quoi ? je demande, un coup d'½il inquiet jeté vers ma voisine.
Aline semblait ne pas vouloir effectuer le moindre mouvement. Je me concentre donc sur l'endroit qu'elle focalise du regard puis aperçois la cause de ce blocage incontrôlé.
_ Wouah... -__-' Tom Kaulitz s'énerve tout seul sur son téléphone, c'est hyper intéressant...
Il me donnait la gerbe avec son look minable et sa face de hareng. J'imagine bien son état mental, pareil à celui d'un b½uf trop bien nourri. Pitoyable.
_ Attends mais tu comprends pas ! Pas de garde du corps, pas de fans hystériques, pas de parents on vue, Tom est à portée de main ! s'écrie-t-elle avec un air de victoire plaqué sur le visage.
Je venais de comprendre ce que cela signifiait. Oh non... elle ne m'aura pas sur ce coup là.
_ Tu rêves. Si tu veux aller l'aborder, c'est toute seule.
_ Maryyy ! C'est Tom Kaulitz ! On peut pas laisser passer une occasion pareil.
_ J'ai tiré sur son frère !
_ Et alors, il s'en remettra ! Allez Mary... S'il te plaiiit ! Dis oui, dis oui, dis ouiiii !
Elle ressemblait à une gamine de 5 ans, au sourire rempli d'espoir et au regard pétillant, comme quand une petite fille observe admirative la vitrine d'un grand magasin de jouet où trône somptueusement Barbie-Princesse-Cendrillon, la poupée qu'elle rêve de posséder un jour, comme un trophée de gloire, si difficile à obtenir. Aline savait que c'était sa chance, et elle ne la laisserai pas lui échapper.
_ D'accord, mais moi j'y vais, et quoi qu'il arrive, je finirai dans son lit.
Elle savait pertinemment que je n'allais pas rester toute seule sur ce banc à fumer ma clope. Je me lève donc, sentant que de toute manière, rien ne pouvait arriver de pire. Nous marchons donc vers notre proie. Aline semble très sûre d'elle, ayant sorti son plus beau déhanché, elle savait exactement comment s'y prendre. En tant que fan [ groupie ? ], elle avait étudié dans les moindres détails le comportement du guitariste et s'était préparé à toutes les situations possibles dans lesquelles elle pourrait se retrouver à ses côtés. Elle se fichait des relations longues et de tous ces trucs sans intérêt, ce qu'elle voulait, notre Aline, c'est coucher, coucher avec une star.
_ Et moi j'fais quoi, je tiens la chandelle ? je crache d'un ton mauvais.
_ Fais pas ta chieuse !
_ Excuse-moi mais c'est pas avec ces petits merdeux que j'ai envie de sympathiser.
Aline soupire en levant les yeux au ciel. Nous continuons d'avancer. Tom finit par remarquer notre présence. Parlant dans son téléphone au même moment, il nous adresse un sourire des plus charmeur. Ma partenaire le lui rend. Pour ma part, je ne bronche pas d'un poil. Nous passons devant lui sans nous arrêter, à mon grand étonnement.
_ Bah tu vas pas l'aborder ?
_ J'me fais désirer, tu vas comprendre.
Aline n'en dit pas plus et me laisse dans ma réflexion d'incompréhension. Et quelques secondes plus tard, tout devient claire. Je distingue au loin une voix masculine nous heller. Aline murmure un « yes ! » de satisfaction. Sa tête se détourne, entraîné par un vent qui fait voleter sa chevelure dorée en arrière. Elle sourit, plus radieuse que jamais. Quant à moi, c'est à contre-sens que mes cheveux se dirigent et s'aplatissent sur mon visage décomposé. Yeah.
Le dreadé nous fait signe de le rejoindre, ce que nous ne tardons pas à faire. »
« Le canon d'la vie. Celle là elle allait pas tarder à finir dans mon lit. Enfin un petit remontant après toutes ces épreuves disons... minantes. La blonde sexy qui ne me laissait pas indifférent se pointe devant moi, accompagnée de sa copine aux cheveux identiques... en plus gras. Je la fixe avec un air de dégoût puis me reconcentre sur ce qui m'intéresse pour l'instant ; la belle gosse.
_ Alors les filles, on s'promène ?
Je leur décroche mon clin d'½il le plus ravageur, ce qui n'a pas l'air d'emballer notre graisseuse-des-cheveux.
_ Ouais, on se demandait si t'allais oser nous aborder, rétorque la blonde sexy. J'm'appelle Aline, et elle à côté c'est Mary.
_ Enchanté, je réponds d'une voix grave et coquine. Dites-moi, que font deux magnifiques créatures dans un parc hospitalier aussi pitoyable ?
En ce qui concerne le nombre de magnifiques créatures, j'en ai ajouté une de trop.
_ Si tu louchais un peu plus sur notre décolleté, reprend la dénommé Aline, tu aurais remarqué le badge qui indique qu'on travaille ici.
Elle semblait très sûre d'elle cette petite, ça me plaisait.
Aline s'approche de moi en mordillant sa lèvre inférieure de façon très sensuelle, je déglutie. C'était moi qui était sensé la rendre mal à l'aise en premier, pas elle. Son visage se retrouve à l'extrémité du mien, prête à capturer mes lèvres. Je n'osais pas bouger, pour être directe, ça elle l'était. Elle prend mes deux joues entre ses doigts avant de tourner brusquement ma tête sur le côté. Je sens alors son souffle effleurer mon oreille pour me déclarer :
_ Alors, tu préfères qu'on perde encore plus de temps à faire connaissance ou bien je t'emmène visiter les chambres d'hôpital ?
J'étais scié. On aurait dit... moi, mais en fille. Cette façon si radicale d'entraîner sa proie jusqu'à son lit. L'impression de passer pour un objet sexuelle m'envahit soudain. C'était à moi de faire ça, c'était mon rôle ! Devais-je la suivre et lui montrer ce que je valais, ou refuser de façon à la déstabiliser ? Quelque chose me disait qu'elle ne se laisserait pas abattre facilement. Et puis ça faisait pas mal de temps que j'attendais qu'une nouvelle conquête se pointe, je commençais à me sentir seul dans ma chambre. Alors je n'allais pas chipoter pendant des années. Elle saisit ma main et m'entraîne jusque dans le bâtiment hospitalier, laissant son amie seule, sous un début de pluie, délaissée lamentablement au milieu de cette herbe verdâtre. Je ne tarde pas à l'oublier, me hâtant de découvrir cette inconnue dans toute sa splendeur. Sa main lâche la mienne pour déclencher la poignée d'une porte. Elle nous fait entrer en vitesse puis tourne le verrou et se retourne vers moi, le sourire aux lèvres. A peine ai-je le temps de me préparer psychologiquement qu'elle se jette sur moi comme une furie, posant fougueusement ses lèvres sur les miennes.
_ Attends... attends, je l'interromps entre deux souffles.
Elle stoppe le mouvement, l'air un peu contrariée.
_ J'veux juste être sûr d'une chose.
_ Quoi, grogne-t-elle.
_ Il ne faut surtout pas que tu ailles raconter notre petite aventure aux médias qui campent devant l'hôpital ni à qui que ce soit.
_ Même pas à Mary ?
_ Si tu veux.
_ Chouette.
_ Et tu ne me harcèles pas après en piquant ta crise sous prétexte que je t'ai brisé le c½ur.
_ Genre j'ai que ça à faire. Tu sais j'ai une vie à côté, t'es pas mon centre d'intérêt.
Décidément, je l'adore.
Nous reprenons donc là où nous en étions restés. Aline embrassait vraiment très bien, j'avais rarement vu ça. Enfin une fille à la hauteur de mes espérances, avec qui j'étais sûr de passer un bon moment. Nous nous retrouvons allongés sur le lit, toujours enlacés, très concentrés sur ce que nous faisons. La jeune fille était à califourchon sur moi, en train de parsemer mon cou de baisers. Soudain, à mon plus grand regret, elle s'arrête pour me fixer.
_ Qu'est-ce qu'il y a ? je demande inquiet.
_ J'ai une meilleure idée.
La blonde se lève et dirige ses pas vers un des placards qui encadrait la pièce. Une fois devant, elle tire la porte vers elle puis explore son contenu et finit, quelques secondes plus tard, par en sortir une blouse de médecin et une sorte de fil, celui qui habituellement sert à relier les patients à leur morphine. A voir le sourire qui se dessinait sur son visage, on devinait la satisfaction qu'elle devait éprouver à propos de sa trouvaille.
_ Ferme les yeux, et ne les rouvre que quand je te le dirai.
Je m'exécute sans un mot, pressé de découvrir ce que me concocte Aline. Je sens alors un bras s'enrouler autour du mien. Je quitte le lit, guidé par ma partenaire. Après quelques pas, elle appuie sa main sur ma casquette, m'indiquant de m'asseoir. Prudent, je tâte du bout des doigts ce qui semble être une chaise, puis, rassuré, je pose mes fesses dessus. Aline prend soin de me retirer ma casquette, mon bandeau et mon tee-shirt. J'entends le claquement de ses talons se déplacer à priori derrière moi. Des mains brûlantes se déposent sur mon torse, glissant jusqu'à mes épaules. C'est lentement le long de mes bras qu'elles descendent ensuite, me donnant par moment des sueurs froides dans tout le dos. Ses mains finissent leur route dans les miennes. Sans que je ne m'y attende, elle joint brutalement mes deux poignés ensemble. Un fil vient les entourer. Aline noue les deux bouts ensemble, et d'un seul coup, sert le n½ud avec une violence atroce. Je pousse un cri de douleur, ouvrant de grands yeux ronds. Putain ça arrache !
_ Ferme les yeux ! ordonne-t-elle d'une voix grave et sévère.
Le mieux était de ne pas la contrarier encore plus.
La suite fut moins tactile. Je l'entendais effectuer quelques pas de temps à autres. Un moment elle se cogne, jurant sur son comportement maladroit, puis le calme refait place. C'est après cet instant d'attente interminable que je la sens s'asseoir sur mes cuisses en enroulant ses bras autour de mon cou.
_ Tu peux ouvrir les yeux, dit-elle calmement.
Mes prunelles marrons refont surface et s'arrondissent en apercevant la corps d'Aline, enveloppé dans une blouse d'infirmière ultra moulante. De ses deux mains, elle déboutonne les quelques boutons qui empêchent son vêtement de retomber par-terre. Je restais immobile, le sourire aux lèvres, observant la scène qui se déroulait sous mes yeux. C'est alors en sous-vêtements qu'apparaît « l'infirmière » qui s'occupe de moi. Elle me prend par les joues et m'embrasse tendrement, avant de se retirer en se levant.
_ On va jouer au docteur, déclare-t-elle d'un air dominateur et décidé, la voix pleine de malice.
Je n'étais pas au bout de mes surprises. »
« Assise sur un banc dans un des couloirs de l'hôpital, j'observe au bout de celui-ci les proches de Bill, tous en train d'attendre des nouvelles du chanteur. Gustav et Georg restaient assis, tandis que la mère, à priori, faisait les cent pas sous leurs yeux.
_ Mais où est Tom, bordel ? répétait-elle sans cesse pendant que son mari tentait de la calmer.
Ton fils se donne du bon temps avec une stagiaire.
Un autre homme se trouvait à côté des membres du groupe. Ah oui, Aline m'avait raconté. C'est leur père biologique, enfin je crois. Et puis l'autre là qui tient la mère, c'est le père adoptif. Oui c'est ça il me semble.
Et évidemment il y avait les gardes du corps en train de leur coller au cul, éjectant à quatre kilomètres le premier qui s'approchait de trop près de la famille.
Je les déteste tous.
Mon regard se détourne, les voir me donnait la migraine. Mais finalement un retour en arrière ne serait pas de refus. Que vois-je ? Ma supérieur. Je me lève précipitamment, me préparant déjà à lui sortir un excuse valable pour ne pas être en train d'épauler une personne ayant perdu un proche.
_ Mlle Karls, puis-je savoir ce que vous fabriquez dans le couloir B27 alors que vous devriez vous trouver dans le F80 ?
_ Et bien...
Je la voyais pointer son nez devant moi, un regard à la fois insistant et venimeux posé sur moi.
_ Et bien...
Pitié, ce visage de serpent me rendait toute tremblante. Et pas d'Aline à l'horizon pour se justifier à ma place.
_ Je... j'ignore où il se trouve...en fait.
_ Vous devriez pourtant le savoir, jeune fille ! C'est votre boulot dans ce stage. Comment voulez-vous obtenir un diplôme à la fin de l'année prochaine si vous ne faites pas ce que l'on vous dit ! Des gens sont en train de pleurer, sans personne pour les consoler. Ils viennent de perdre un proche après tout ! Et qui les aide ? Personne ! Même pas vous !
Et elle continuait encore et encore... C'est ça, cause toujours vieille bique ! Tu profites que je sois timide et émotive pour me renfoncer encore plus. Han la la... et voilà qu'on attire l'attention de tout le couloir avec ses conneries, y compris celle de l'entourage de Bill. Quelle poisse...
_ Je trouve votre comportement déplorable mademoiselle Karls ! Vous régressez fortem...
_ AAAAHHHHH ! interrompt une voix au loin.
Tout le monde fixe la mère des jumeaux Kaulitz qui frôlait la crise cardiaque en voyant un médecin sortir de la sale d'opération où Bill tentait de s'en sortir.
_ Il est vivant ! avait clamé haut et fort le chirurgien.
Mon visage se décompose sous le choc de cette phrase. Non... »
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Voilà !
J'aimerai avoir votre avis :D
Peace =)